<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0">
	<channel>
		<title>Melampyre - Le Blog</title>
		<link><![CDATA[http://www.melampyre.com/blog.php]]></link>
		<description><![CDATA[Le blog du groupe Melampyre: infos exclusives, inspirations et divagations]]></description>
		<language>fr</language> 
		<copyright>Copyright Association Milk Box</copyright>
		<generator>Melampyre Content Management System</generator>
			<lastBuildDate>Wed, 30 Dec 2009 23:00:00 GMT</lastBuildDate>
			
			<item>
				<title><![CDATA[Mesures Vol. 2]]></title>
				<link><![CDATA[http://www.melampyre.com/blog.php/28/]]></link>
				<description><![CDATA[Après un an d'absence, Melampyre fait un retour à l'instrumental intégral en sortant Mesure Vol.2.<br />
<br />
Les voix, complètement délaissées, ont laissé place à un plus grand travail sur la musique, sa progression, et sur la construction d'ambiances. Mais loin d'être un simple retour aux instrumentaux réalisés durant la période 1998-2001, le virage musical est de taille. Les influences trip-hop des débuts sont maintenant loin et ne se décèlent plus. Le sampling par le passé omniprésent laisse place aux synthés virtuels et à des instruments passés dans la moulinette des traitements de signaux. Le travail sur chaque parcelle sonore a été un pas de plus vers une musique résolument plus électronique. Nos influences dub, pourtant présentes depuis de nombreux disques, se font de moins en moins discrètes. On notera tout de même quelques accords de guitares saturées qui viennent encore se greffer à une musique toujours plus éloignée des instruments acoustiques classiques.<br />
<br />
Très ambiant dans son ensemble, à de rares passages près, et avec des batteries plus électroniques, "Mesure Vol.2" se rapproche de ses prédécesseurs par ses rythmiques downtempo. Mais les quelques essais électro timides sur "Une nouvelles approche de l'inutile" ont été transformés, les voix samplées ou composées mises aux placard, et les instrumentaux trip-hop oubliés. Sans être une rupture franche ni un impressionnant bond en avant, ce disque apparait comme un nouveau souffle pour Melampyre.<br />
<br />
A noter que pour ce maxi, nous sommes à présent disponibles en téléchargement sur les plateformes tel que iTunes, Fnac ou Amazon et prochainement en écoute intégrale sur Deezer. On peut toujours acheter les CDs physiques en VPC, dans une version artisanale digipak soignée pour Mesure Vol.2.]]></description>
				<pubDate>Wed, 30 Dec 2009 23:00:00 GMT</pubDate>
				<guid><![CDATA[http://www.melampyre.com/blog.php/28/]]></guid>
			</item>
						
			<item>
				<title><![CDATA[Un nouveau maxi, une nouvelle version du site]]></title>
				<link><![CDATA[http://www.melampyre.com/blog.php/27/]]></link>
				<description><![CDATA[A l'occasion de la sortie du nouveau maxi le site fait peau neuve. En bientôt une décénnie d'existence, c'est sa troisième version. Plus épuré, plus pratique mais aussi plus personnel, le site correspond d'avantage à notre univers. Fidèle à notre engagement de nos débuts, tous nos morceaux restent intégralement disponibles en libre téléchargement, il est aussi toujours possible d'acheter nos disques en <a href="/vpc.php">VPC</a>.<br />
<br />
Le nouveau maxi.<br />
<br />
Toujours dans le souci d'apporter un soin particulier à nos pochettes, notre huitième maxi se présente dans un <a href="http://www.stumptownprinters.com/store/index.php?main_page=category_list&cPath=1">Arigato Pak</a>. Le lettrage a été réalisé à l'aide de tampons encreurs et la photo "prise à la volée" est aussi le résultat d'observations sociologiques souterraines.<br />
Musicalement ce nouveau disque débute dans la continuité de "non-sens quotidiens", on y retrouve nos influences traditionnelles. Cependant les sonorités électroniques se font de plus en plus présentes au fil du maxi, la présence de la guitare ou les breakbeats hip-hop ne sont plus indispensables, les prémices d'une future orientation musicale ?<br />
Les traces d'autobiographie, initié sur "La vie, la vraie", disparaissent peu à peu des textes. Sur "Une nouvelle approche de l'inutile" ils racontent l'histoire de personnages face à la lassitude, l'ennui ou encore le fatalisme où toute fuite possible devient inutile et vaine. Une sorte non-aventure contemporaine en milieu hostile.<br />
]]></description>
				<pubDate>Sun, 21 Dec 2008 23:00:00 GMT</pubDate>
				<guid><![CDATA[http://www.melampyre.com/blog.php/27/]]></guid>
			</item>
						
			<item>
				<title><![CDATA[Loco Locass]]></title>
				<link><![CDATA[http://www.melampyre.com/blog.php/26/]]></link>
				<description><![CDATA[Hip-hop québécois<br />
<br />
Le hip-hop québécois est inconnu en France. Peut-être parce que, comme la plupart des raps, leurs textes parlent de choses locales et qu'on suppose qu'ils n'intéressent que les intéressés(1). Mais aussi, si en France on parle de hip-hop québécois c'est un peu comme si on parlait de rap ch'ti. Le rap n'a pas les caractéristiques du chant qui a une plus grande tendance à lisser les accents. Imaginez un peu des artistes du Nord rapper dans un dialecte Picard (ch'timi), tout le monde croirait à un sketch humoristique. Ce mépris des langues régionales, indirectement de leur accent, et par extension des accents francophones du reste du monde, ce sophisme qui consiste à les considérer comme un français mal parlé, est plutôt intégré par la population hexagonale. Si bien que même dans des régions éloignées de la capitale, parfois certains locaux se reprennent entre eux si leur accent trop prononcé se fait entendre, "ça fait bouseux". Ou alors c'est ma présence de "parisien" qui inspirait ce devoir de bonne tenue linguistique.<br />
Le Canada francophone, sûrement à cause de la séparation politique prématurée avec la France(2) et de l'atlantique séparant les deux contrées, a échappé à cette répression.<br />
<br />
Loco Locass<br />
<br />
Biz, Batlam et Chafiik se sont rencontrés pendant la fin des années 1990, et ont choisi Loco Locass pour désigner leur trio. Les trois protagonistes rappent et écrivent les textes, et si Chafiik semble être le principal musicien compositeur du groupe aussi à l'aise aux platines que sur divers instruments, plusieurs musiciens les accompagnent lors de leurs concerts (et de leurs compositions ?). Les textes du groupe s'illustrent d'un premier abord pour leurs prises de position politique souvent ouvertement en faveur de l'indépendance du Québec et critiques face au pouvoir canadien. Loco Locass réagit aussi à chaud sur l'actualité électorale de la province comme avec les morceaux "Super Mario" et "Libérez-nous des libéraux", sortis en pleine campagne électorale pour le premier et après les élections pour le second, ce sont de véritables petits brûlots devenus populaires contre des partis politiques québécois qui n'ont guère les faveurs du groupe.<br />
Musicalement accompagné d'instrumentaux parfois rock/hip-hop(3) expérimental ou d'un hip-hop plus classique, avec quelques influences jazz, le premier album "Manifestif" même si moins proprement produit, est le plus percutant et le plus varié. Mais au delà de l'engagement politique, c'est la maitrise de la langue française qui caractérise les Loco Locass, une approche quasi-poétique de l'écriture quand on les compare à de nombreux prétendus artistes de la scène hip-hop francophone.<br />
<br />
J'ai découvert le groupe sur youtube avec <a href="http://fr.youtube.com/watch?v=mAwD8TIKg8c">Malamalangue</a>, une version live accompagné d'une instru plus "old school" que sur la version album, une des meilleurs illustrations de leur art. Plus récemment, sorti en début d'année pour la bande original du film <a href="http://www.cinoche.com/films/3879">Tout est parfait</a> et un peu éloigné de leur préoccupations habituelles, l'intéressant <a href="http://fr.youtube.com/watch?v=5cT3cNv8z_U">M'accrocher</a> sur le thème du suicide est prometteur pour le futur album en préparation.<br />
<br />
<a href="http://www.locolocass.net/">Le site officiel</a><br />
<a href="http://www.myspace.com/locolocassofficiel">Le myspace du groupe</a><br />
<br />
A noter que leurs albums ne sont pas distribués en France.<br />
<br />
<br />
Notes :<br />
1. Allez savoir pourquoi la musique des artistes anglophones est plus facilement exportable...<br />
2. Disons plus justement après l'abandon de la France du Canada, voir <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Nouvelle-France">l'histoire de la Nouvelle France</a>.<br />
3. Pardonnez mes lacunes en qualité de journaliste musicale.]]></description>
				<pubDate>Sun, 20 Jul 2008 22:00:00 GMT</pubDate>
				<guid><![CDATA[http://www.melampyre.com/blog.php/26/]]></guid>
			</item>
						
			<item>
				<title><![CDATA[Aux samples, et caetera]]></title>
				<link><![CDATA[http://www.melampyre.com/blog.php/25/]]></link>
				<description><![CDATA[Si le sampling est aujourd'hui utilisé dans beaucoup de courants musicaux, il faut reconnaître que ses subtilités restent méconnues. Expliquez à un non initié ce qu'est le sampling, de manière neutre, et il y a de fortes chances pour qu'il n'y voit rien d'autre que ce que faisait Puff Daddy en reprenant Police... c'est à dire pomper tout un riff, et même un refrain, y ajouter un beat mollasson et rapper quelques phrases ineptes.<br />
<br />
Pour nous le sampling c'est tout autre chose, le sampler est même un instrument à part entière. Pour ma part, cette conviction m'est venue avec un grand choc musical: l'album Endtroducing de DJ Shadow. Et pour cause, ce disque n'est constitué que de samples d'autres disques. Épluchant les milliers de vinyles de la réserve d'un disquaire, ce musicien y a puisé tous les éléments de sa musique: batteries, basses, orgues, guitares, voix, synthés... La première difficulté d'un tel procédé est évidement de trouver des sons qui collent ensemble, tant d'un point de vue mélodique que rythmique. Mais le plus difficile est surtout d'arriver à exprimer quelque chose avec cet enchevêtrement de sons, ce que Shadow réussit brillamment. Un autre musicien que nous apprécions, Prefuse73, se sert quand à lui des samples comme d'une matière première malléable. Avec son sampler, il transpose, décompose, recompose, bref triture les sons dans tous les sens pour en créer des nouveaux, et surtout exprimer ce qu'il a dans les tripes. Une approche différente mais tout aussi passionnante.<br />
<br />
Pour la musique de Melampyre, nous n'avons pas de méthode précise, mais les samples sont assez présents dans nos compositions. Après notre premier maxi, nous avons éprouvé le besoin d'élargir notre palette de sons. Ça a commencé avec un vieux stocks de vinyles poisseux, d'un bon mètre de hauteur, trouvé dans local poubelle. Cet été là nous avons patiemment sondé chaque disque pour en échantillonner les passages dignes d'intérêt, nous constituant une bibliothèque de sons que nous utilisons encore aujourd'hui. Il y a eu également pas mal de dimanches passés à écumer les brocantes locales, bravant les odeurs de tabac à rouler et de merguez-frites, dans une sorte de remake franchouillard du crate-digging* cher aux DJ américains. Pour ne rien omettre, c'est parfois au détour d'un film pas tout jeune, d'un MP3 glané sur le web, ou simplement en laissant tomber des clés sur une tablette en bois que des sons nous ont interpellés.<br />
<br />
Hélas trouver le bon sample n'est pas évident. Beaucoup de sources sonores se révèlent avares en la matière et il faut aussi que le son trouvé soit en phase avec l'inspiration du moment. Mais parfois, au détour d'une intro de piano, d'un solo de contrebasse ou de quelques notes de violon, l'alchimie opère, et nous intégrons ces quelques secondes d'un toute autre univers à notre composition. Inutile de préciser que le résultat final n'a jamais rien à voir avec les originaux, ni avec Puff Daddy. <br />
<br />
* Ce que je traduirais "récurage de bacs"]]></description>
				<pubDate>Mon, 06 Aug 2007 22:00:00 GMT</pubDate>
				<guid><![CDATA[http://www.melampyre.com/blog.php/25/]]></guid>
			</item>
						
			<item>
				<title><![CDATA[Volem rien foutre al païs]]></title>
				<link><![CDATA[http://www.melampyre.com/blog.php/24/]]></link>
				<description><![CDATA[    Interprétable comme une suite au fascinant <u>Attention danger travail</u>, Pierre Carles, Christophe Coello, et Stéphane Goxe, reviennent avec nouveau documentaire plus tourné vers l'alternative à la croissance et à la consommation capitaliste que vers la dénonciation des boulots les plus abscons.<br />
<br />
    Ca commence par une intervention télévisée de George Pompidou datant de 1964, l'heure est grâve il faut absolument se mettre au libéralisme économique, au plus vite, et d'ailleurs, personne n'a le choix. Tout au long du documentaire vont se succéder des séquences en provenance de sphère politiques, économiques et sociales, plus déroutantes les unes que les autres, mais auxquelles nous sommes tant habitués, et des reportages sur des personnes cherchant l'alternative à ce système. <br />
<br />
    Il y a un côté plaisant à voir ces gens qui, loin du cliché du RMIste feignant / profiteur / destructeur de la croissance (c'est parfois avec ou sans l'aide d'allocations), ont choisi de vivre autonome de toute pression salariale et de facture EDF (entre autres). Tout au long du film, on assiste à des portraits rafraichisants d'utopiste qui, bien à l'écart des grandes villes, entre potager, composte naturel et l'électricité à énergie solaire, se désolidarise du système ultra dominant de travail, consommation, pollution.<br />
    Cependant ces alternatives à l'économie par des associations collectives, rappelant les hippies des années 70 (concepts de liberté sexuelle en moins), ne remettent pas en cause le mode de vie en société, notion de groupe et de patriarcat bien établi. Par exemple dans ces communautés, on voit les femmes à la cuisine et les hommes aux travaux de constructions, ce sont encore eux qui prennent la parole pour prêcher leur théories.<br />
    Et, en tant qu'habitant des villes en appartement, salarié ou non, on se sent moins concerné par les suggestions d'élaboration de toilettes sèches, que par les témoignages de refus des conditions de travail absurdes ou extrèmes des personnages de <u>Attention danger travail</u>.<br />
<br />
    Plus proche de nous, on assiste aussi à un dialogue jouissif entre un chômeur par choix et un employé de l'ANPE britanique, perdu dans ses conventions, qui cherche en vain à motiver le citoyen déviant.<br />
<br />
    Un gros bémol parmis les reportages sur les différents associations: on comprend difficilement l'utilité d'un mouvement comme "dinero gratis" où les actions se résument uniquement à voler des biens. Dans ce "consommer sans payer", je ne vois rien d'alternatif au libéralisme économique et rien de constructif pour dénoncer ce système. Si ce n'est que la jalousie de pouvoir consommer (la merde?) comme ceux qui ont "réussi" dans le monde capitaliste.<br />
<br />
    Le documentaire est globalement intéressant, et montre des pistes possibles pour contourner les multinationnales sans revenir à l'âge de pierre. Il est aussi rafraichissant de voir des personnages qui vivent en autonmie du système et détachés des grands problèmes existentiels de la masse, comme les rémunérations des retraites, l'augmentation du prix de l'essence ou encore la sécurité.<br />
    En cette période de campagne présidentielle où la croissance est le cheval de bataille de tous, en ce mois d'avril exeptionnellement chaud, il est temps de se tourner vers quelque chose d'alternatif. Mais <u>Volem rien voutre al païs</u> donne une vision utopique et encore fragile pour convaincre de choisir ce qui n'apparaît comme une ultime sortie de secours.   ]]></description>
				<pubDate>Sat, 28 Apr 2007 22:00:00 GMT</pubDate>
				<guid><![CDATA[http://www.melampyre.com/blog.php/24/]]></guid>
			</item>
				</channel>
</rss>